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Colloques


L'HABITER
11 et 12 mai 2006
à l’Institut d’urbanisme de Paris
Paris XII-Val-de-Marne*


>> Télécharger ici le programme du colloque (pdf - 170 ko)

Reprenant l'idée fondatrice autant que provocatrice selon laquelle la crise de l’habitation n’est pas réductible à celle du logement dont on perçoit bien cependant qu’elle est aiguë, dure et pénible, mais qu'elle serait celle de la condition urbaine, ce colloque voudrait explorer la notion de l'habiter en faisant appel simultanément à trois ensembles disciplinaires complémentaires : philosophie, sociologie et géographie.

Que faisons-nous de l’espace ? Nous l’habitons, et c’est justement pour cela qu’il nous concerne et nous implique. La notion de l'habiter nous fait sortir des hiérarchies communes ou savantes, trop souvent excessivement déséquilibrées au profit de l’environnement ou des déterminismes des structures sociales, tout autant que des visions qui, dans une perspective inverse, dressent l’individu en sujet souverain rencontrant parfois la contingence des “ choses ”. L’habiter place l’espace, dans toutes ses dimensions naturelles et sociales, ainsi que ses acteurs à égal niveau de considération, sur le même plan de légitimité épistémologique.
Mettre l’accent sur l’habiter nous conduit à une éthique de l’espace qui paraît désormais indispensable. Celle-ci peut s’énoncer en termes simples : habiter le monde sans le rendre pour d’autres, pour tous les autres et pour soi-même parmi eux, inhabitable ; tels sont les enjeux des actions individuelles et donc collectives contemporaines.

L’habiter, comme ensemble de rapports humains à l'espace et au monde, de cultures traditionnelles et néo-vernaculaires et de compétences renouvelées, se distingue nettement de l’habitat entendu comme cadre matériel bâti selon des histoires, des normes ou des doctrines à visées plus ou moins universelles. Habiter comme concept s’est imposé dans la seconde moitié du XXe siècle. Philosophie, sociologie et géographie ont largement contribué à cette réflexion et aux débats qui ont fait écho dans les champs professionnels de la pensée, de l’architecture, de l’aménagement, du droit. Depuis la conférence de Heidegger à Darmstadt (1951), et hormis une appropriation active par les sciences humaines (à la fin des années 60), peu de manifestations (celles de Strasbourg en 1976 portant sur « L’appropriation de l’espace » et de Clermont-Ferrand en 1990 font exception) ont été organisées autour de cette question, même si les débats, publications, articles continuent de manifester les ressources qu’une telle notion recèle.

À l’aube d’un siècle qui va voir la population urbaine s’accroître au point d’amener près des trois quarts des humains dans les villes, les cultures urbaines et les relations au cadre bâti pèsent fortement sur l’avenir des échanges entre les hommes et conditionnent les organisations des espaces, dans un monde qui reconnaît de plus en plus la légitimité des habitants à intervenir sur leurs environnements proches. Ce colloque devrait permettre aux spécialistes des disciplines concernées de revisiter et de reformuler les problématiques de l'habiter au regard non seulement de l’état de savoir auquel elles sont arrivées, mais aussi des interrogations nouvelles que nos contemporains soulèvent par d’autres manières d’être et d’échanger au sein du monde spatial, qu'il soit bâti ou non.

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