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GRF Ressources

Présentation

Ressources. Architecture et marges.

L’objectif premier de notre groupe de recherche en formation (GRF), Ressources, est de mettre en relation et en résonance deux termes Architecture et marges.

Cette thématique, Architecture et marges, trouve son sens et sa pertinence dans le contexte contemporain, marqué par une crise systémique (tout à la fois environnementale, sociale, politique, économique) et par de profondes mutations (mondialisation ; territoires, ancrages et mobilités multiscalaires ; révolution numérique ; société de la connaissance), produisant du paradoxe : un monde qui s’ouvre (échanges mondialisés, rapidité de l’information, transferts de connaissances et de compétences, etc.) autant qu’il se referme sur lui-même (repli identitaire, fermeture des frontières, etc.).

Contexte qui nécessite de penser la complexité, et appelle un changement de paradigme. Dans cette perspective, les marges - terme polysémique, aux représentations et connotations mouvantes - constituent de notre point de vue tout à la fois les symptômes de la crise, un champ d’observation privilégié, et un potentiel d’inventions, et de transformations. Car, c’est depuis les marges que s’expriment les critiques, les expérimentations, la transgression, la résistance, la résilience.

Aussi faisons-nous le choix d’interroger le champ de l’architecture - les projets, les processus, les postures, les outils, les méthodes - depuis les marges, depuis ses marges.

Notre programme de recherche se développe autour de deux axes, « les marges de l’architecture », et « l’architecture des marges », interrogés par une transversalité « Outils : observation, transformation, médiation ».

Axe 1 : Les marges de l’Architecture

L’architecture, envisagée comme activité pratique et théorique, est ici interrogée au prisme de ses marges, de ses bords. À partir de l’observation de pratiques professionnelles, d’expérimentations pédagogiques et de la recherche académique en architecture, l’attention est portée aux décentrements, déplacements, situations limites que connaît cette activité aujourd’hui.

Sont ainsi explorées les approches théoriques émergentes ainsi que les outils et processus de conceptions qui, soit se déploient dans des espaces marginalisés (concevoir et construire aux frontières, aux confins, dans des situations d’hybridité, d’entre-deux, dans les centralités marginalisées, etc.), soit se proposent de développer des méthodologies de projets alternatives, autrement dit, en marge des méthodes conventionnelles (résidences, permanences et collectifs d’architectes, autres exemples ?). Ces deux familles peuvent se croiser dans la mesure où certaines situations marginales peuvent ouvrir sur des processus innovants (participation, autopromotion), des typologies inédites, des modes constructifs expérimentaux (recyclage, réemploi, matériaux durables), etc.

Sont questionnées les méthodes et stratégies de conception élaborées à différents moments du processus et de ses itérations, depuis la saisie d’une situation jusqu’à la réalisation du projet à l’échelle 1, en tenant compte non seulement des conditions d’élaboration du projet mais aussi du jeu d’acteurs qui les animent et aux résultats auxquels ils aboutissent.

Un “voir et faire autrement” qui se construit en partie dans un dialogue avec d’autres disciplines (l’histoire, la sociologie, la philosophie, le paysage, les cultures techniques) et le monde artistique. Opérer et investir les marges, là où les champs disciplinaires se recoupent, se complètent, s’enrichissent.

C’est, de cette façon, particulièrement dans cet axe que l’on pourra contribuer à nourrir et produire une recherche sur le projet, entendue comme un processus de réflexivité critique sur la production architecturale.

Axe 2 : L’architecture des marges

Les marges sont ici comprises comme des milieux habités, des territoires, des espaces qu’il s’agit d’appréhender dans leurs multiples dimensions (sociale et spatiale, culturelle et naturelle, historique etc.), et selon leurs différentes échelles. L’architecture des marges peut s’entendre soit comme la forme, l’organisation ou la structure de ces milieux, soit comme l’ensemble des dispositifs construits et habités qui s’y trouvent et dont la construction peut être appréhendée sur le temps long.

Cet axe se propose ainsi de questionner ces situations territoriales singulières et, à travers elles, de réfléchir aux jeux et aux enjeux des identités, des transformations, et des rapports de forces qui s’exercent entre les différents acteurs, publics et privés, intéressés par ces marges.

Pour ce faire, le regard est à la fois porté sur notre Ici, Le Massif central, riche de conformations singulières que nous mettons toujours en contrepoint avec d’autres territoires, l’Ailleurs, qui ne ressemblent pas toujours au nôtre mais dont les expérimentations enrichissent notre propre vision du territoire local.

La transversalité : les outils. Observation, transformation, médiation

Ces deux objets de recherche seront traversés et interrogés à travers le prisme des outils, d’observation, de conception, de transformation et de médiation, mobilisés tout au long du processus architectural, de la première immersion à la réception. Une des hypothèses est que la construction des territoires passe autant par leurs transformations matérielles, que par le jeu des modes de figuration qui les représentent. Ces outils produisent, volontairement ou non, des grilles de lecture et des champs d’intelligibilité singuliers au sein desquels s’établissent les projets architecturaux, urbains, paysagers. Ces projets eux-mêmes emploient des outils de conception variés qui peuvent être traditionnels (plan, coupe, cartographie, etc.) ou plus innovants (scenarios, plan-guide, storyboard, récit, etc.).

Pour être en mesure de répondre aux enjeux contemporains et aux transitions multiples, la période semble, en effet, propice à la redéfinition des outils traditionnels de l’architecte et aux rôles qu’on leur assigne. On observe notamment des phénomènes de déplacements, de transferts, de transpositions, de réinventions et d’hybridations entre disciplines, faisant passer certains de ces outils d’un champ à un autre, et allant se nourrir dans d’autres univers, scientifiques comme artistiques.

Ces outils peuvent donc être interrogés pour eux-mêmes comme des objets de recherche, ouvrant sur des investigations historiques et critiques, prospectives et expérimentales.

On pourra aussi s’attacher à explorer les modalités selon lesquelles les marges ont été et sont encore représentées, et ce faisant produites, par ces outils. Il s’agira aussi de partir des marges, les considérant non plus comme objets de représentation, mais comme lieux de production de figurations et de conceptualisations alternatives. De cette manière, on s’intéresse à ces outils de représentation pour leur capacité à rendre compte des transformations à l’œuvre.


L'équipe

Les enseignants-chercheurs du GRF Ressources


Co-direction

Amélie Flamand, aflamand@clermont-fd.archi.fr
Géraldine Texier-Rideau, geraldine.texier@clermont-fd.archi.fr

Téléphone: 04 73 34 70 09

  • Membres permanents

ABADIE Shahram, MA HCA, docteur

CHALJUB Bénédicte, ½ MAA HCA, docteure

DURAND Marc-Antoine, MAA TPCAU 

FLAMAND Amélie, MA SHS, docteure

GAYET-KERGUIDUFF Gwenn, MAA HCA-docteure 

LAPORTE Rémi, MA TPCAU, doctorat en cours

LAVENU Mathilde, MA TPCAU

TEXIER-RIDEAU Géraldine, MA HCA, docteure

VIALE Jean-Baptiste, MA STA, docteur


  • Membres associés

BONZANI Stéphane, Professeur TPCAU, docteur (HDR en cours)

DELMOND Clara, Contractuelle TPCAU

DETRY Nicolas, contractuel TPCAU, docteur

DREVET Christian, Professeur TPCAU

GANGAROSSA Laurie, Contractuelle TPCAU

GAUTHIER Catherine, ½ MAA SHS, docteure  

GUYON Olivier, Contractuel TPCAU

MALCLES Olivier, MA TPCAU, doctorant Université libre de Bruxelles, Faculté d'architecture de la Cambre

MARCILLON David, MA TPCAU, doctorant Ceramac-UMR Territoires (Université Clermont-Auvergne) et Gerphau-UMR Lavue

MARTINEZ-GRAGERA Maria, MA STA, doctorante CNAM

PARMENTIER Loïc, Contractuel TPCAU

PRIEUR Jean-Dominique, MA VT

ROBIN David, MA TPCAU

TEYSSOU Simon, MA TPCAU

THUILIER Sabine, Contractuelle TPCAU



Publications


>>l.i.r. - Lettre d’information du GRF Ressources


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>>ouvrages collectifs


Architecture symbolique et renouveau d’espaces marginalisés 
Actes du colloque international de Clermont-Ferrand | du 20 au 22 mars 2012
ENSACF - CERAMAC
Sous la direction de Franck Chignier-Riboulon

L’exclusion d’un espace, puis sa marginalisation, est un processus plus ou moins durable. Sa réintégration, économique, sociale et politique, résulte de nombre de facteurs, dont l’implication d’acteurs innovants. Parmi les outils à la disposition de ces avant-gardistes figurent les projets urbains et architecturaux. Cet ouvrage propose à la fois une réflexion, sur les représentations et les attendus, et une présentation de situations locales, concrètes, relativisant les discours.

Franck Chignier-Riboulon est professeur de géographie et aménagement à l’université Blaise Pascal de Clermont. Il est membre du laboratoire CERAMAC, dont les recherches sont notamment orientées vers les espaces fragiles, considérés dans une perspective positive, de résilience et de renouveau. Il a récemment publié les Quartiers disqualifiés français (2014) et a codirigé (avec Anne Garrait-Bourrier) l’ouvrage Les minorités isolées en Amérique du Nord (2013).

Matthieu Alaimé / Patrice Ballester / Franck Chignier-Riboulon / Mustapha Chouiki / Tatiana Debroux / Valérie Foucher-Dufoix / Hervé Gaff / Valérie Helman / Christian Jamot / Anna Juan Cantavella / Irena Latek / Arbil Otkunc / Nabila Oulmane-Bendani / Richard Pointelin / Nora Semmoud / Nathalie Simonnot / Julio Villar Castro

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