SOBRIÉTÉ FONCIÈRE
Du 19 janvier 2026 au 13 février 2026
Salle d’exposition de l’ENSACF
Pour réinventer collectivement de nouvelles manières d’habiter nos territoires, les Ministères en charge des Territoires, de la Transition Écologique et du Logement ont commandité une exposition pédagogique donnant à voir concrètement les impacts positifs de la réforme en faveur de la sobriété foncière et montrant que ses effets peuvent aussi contribuer au bien-vivre des habitants et des territoires, sans fragiliser leur capacité de développement.
En particulier, l’exposition vise à fédérer les élus, les habitants et les acteurs de la fabrique de la ville autour d’un narratif mobilisateur témoignant de formes urbaines et des typologies d’habitat qui permettent à la fois de bien vivre, de préserver la
biodiversité et d’imaginer d’autres manières d’habiter – conciliant frugalité et désirabilité. Elle facilite le pouvoir d’agir des élus et joue un rôle d’instance de dialogue élargie pour accompagner les débats et discussions dans les territoires, identifier les exemples inspirants partout en France afin de leur offrir une caisse de résonance nationale.

PROGRAMME AUTOUR DE L’EXPOSITION
VERNISSAGE
Mardi 27 janvier 2026 de 16h15 à 20h
Programme
- Mot d’introduction des directeurs de l’ENSACF et de la DREAL
- Spectacle avec la compagnie La Voyette « Bienvenue à Chicon La Vallée »
- Table ronde en présence Patrick Henry, architecte urbaniste, commissaire de l’exposition, Stéphane Cordobes, directeur AUCM et Simon Teyssou, architecte, maître de conférences à l’ENSACF :
Quand la sobriété foncière s’expose, après s’être imposée
Longtemps perçus comme une contrainte — environnementale pour les uns, réglementaire pour les autres — les objectifs de sobriété foncière continuent de susciter débats et résistances, malgré leur inscription dans la loi. Leur acceptabilité reste un enjeu central, tant ils impliquent un changement profond de notre rapport à l’espace, aux projets et aux manières de faire territoire.
Cette table ronde propose de déplacer le regard en montrant comment, sur le terrain, des collectivités se sont approprié ces objectifs et les ont traduits concrètement dans leurs projets. L’exposition fait ainsi la démonstration, par l’exemple, qu’il est possible de composer avec la sobriété foncière sans renoncer à l’ambition locale, en inventant de nouveaux modes d’action et de coopération.
Patrick Henry, commissaire de l’exposition, reviendra sur sa genèse, ses partis pris et ce qu’elle donne effectivement à voir. Stéphane Cordobes, à partir des travaux de l’agence d’urbanisme, s’intéressera au rôle que peuvent jouer les dispositifs culturels — dont cette exposition est un exemple — dans l’appropriation sensible des politiques de sobriété et, plus largement, des transitions écologiques. Simon Teyssou, fort de son expérience dans les territoires ruraux du Massif central, éclairera les difficultés rencontrées dans les espaces les moins dotés en ingénierie et les ajustements, parfois fragiles, que les acteurs inventent pour s’inscrire dans cette trajectoire commune.
- Visite de l’exposition / Cocktail
VISITES GUIDÉES
Différents créneaux vous sont proposés pour effectuer une visite guidée. Ces dernières seront animées par Rémi Guidoum, fondateur de JumL, agence indépendante spécialisée dans l’analyse des politiques de transitions écologiques et sociales.
Jeudi 22 janvier de 15h à 17h – Lien d’inscription
Mercredi 28 janvier de 14h à 15h – Lien d’inscription
Mercredi 4 février de 14h à 15h – Lien d’inscription
CONFÉRENCES
22 janvier 2026 de 15h à 17h – Sobriété foncière : un cap européen, une nécessité territoriale
Face à l’artificialisation croissante des territoires et à la raréfaction des ressources, la sobriété foncière s’impose comme un levier essentiel pour concilier développement et préservation des écosystèmes. Cette démarche passe par une connaissance fine des sols, supports de la biodiversité, de l’agriculture et de la régulation climatique. La directive sol adoptée par le parlement européen en octobre 2025 renforce ce cadre en imposant aux États membres une gestion plus durable et plus transparente de cette ressource non renouvelable. Mieux comprendre nos sols c’est mieux les valoriser pour un aménagement sobre et résilient.
Intervenant·e·s :
Anne Laure Badin, écologue, chercheuse au LEHNA, ENTPE
Guillaume Degiuli, directeur du ScoT du bassin annécien
Stéphanie Terrisse, chargée d’étude principale stratégies territoriales AUCM
Fabienne Marseille, directrice de projets Stratégie foncière – Cerema
29 janvier 2026 de 14h à 16h – Nature en ville : densifier autrement, végétaliser durablement
Les villes, espace de concentration humaine et d’activités économiques, font face à un double défi, intégrer davantage de nature pour améliorer la qualité de vie des habitants, tout en préservant les ressources foncières de plus en plus rares et convoitées. La végétation urbaine atténue les îlots de chaleur, filtre les polluants, favorise la biodiversité et offre des espaces de détente essentiels à la santé physique et mentale. Face à l’étalement urbain il s’agit de repenser l’aménagement pour concilier densification et nature : désimperméabiliser les sols, végétaliser les espaces existants (cour d’école, parking, friches) et privilégier les projets multifonctionnels.
Intervenant·e·s :
Laurent Longchambon, responsable du pôle accompagnement territorial, études et expertises – CPIE Clermont Dôme
Aléxia Greffet, urbaniste géographe – CAUE du Puy-de-Dôme
Matthieu Spitz, chargé de mission animation du réseau de la fédération nationale des SCoT
Viola Thomassen, paysagiste concepteur – DREAL AURA
3 février 2026 de 13h30 à 15h30 – Vacance et stratégie foncière : inventer de nouveaux modèles d’aménagement
Pour réussir la transition vers la sobriété foncière il est nécessaire de repenser les modes d’aménagement pour concilier le développement urbain et la préservation des ressources. Plusieurs pistes d’action existent, le traitement de la vacance qu’elle soit immobilière, commerciale ou foncière représente à la fois un défi et une opportunité pour les territoires. Transformer ces espaces inutilisés en leviers de développement économique, social et écologique tout en inventant des modèles d’aménagement plus résilients. Mais également d’autres approches comme la densification douce, notamment dans le tissu pavillonnaire permettent d’optimiser l’espace et concourent à plus de sobriété.
Intervenant·e·s :
Madeleine Fabre, cheffe de projet sobriété foncière – Bureau de la planification urbaine et rurale et du cadre de vie – Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages – Ministère de la Transition écologique
Julien Bonnet, responsable du service observation et stratégie foncière – EPF Auvergne
5 février 2026 de 14h à 16h – Centralités : repenser, revitaliser, redynamiser
Les cœurs de ville et de village, autrefois lieux de vie, de commerce et de sociabilité, subissent aujourd’hui les effets de la périurbanisation, de la digitalisation et des mutations économiques. Désertification commerciale, vacance immobilière, perte d’attractivité : ces symptômes appellent une action volontariste pour redonner à ces espaces leur rôle de moteur social, économique et culturel.
Intervenant·e·s :
Joël Arfeuille, chef de projet territoires et transitions – Cerema
Julien Bonnet, responsable du service observation et stratégie foncière – EPF Auvergne
Christel Griffoul, directrice d’études projets de transitions urbaines et territoriales – AUCM
6 février 2026 de 14h à 16h – Animation ludique : La Fresque de la ville



