...
Category

Exposition

EXPO – « Marché par-dessus le marché » → du 28.09 au 11.12.26

Exposition

MARCHÉ PAR-DESSUS LE MARCHÉ

29 septembre 2026 – 11 décembre 2026

Entrée libre de 9h à 17h du lundi au vendredi

 

Dans le cadre de sa programmation triennale « L’architecture est un marché », l’ENSA Clermont-Ferrand présente l’exposition « Marché par-dessus le marché ».

 

Edito

La programmation triennale espère un marché par-dessus le marché où l’architecte questionne sa place en tant qu’autrice ou auteur unique d’une œuvre et les conditions habituelles de la commande pour multiplier les échanges à différents niveaux, en collaborant avec ses consoeurs et confrères, en coopérant avec les artisans, les maîtrises d’ouvrage, les usagères et usagers. Ces modes d’exercice devenus militants et à contre-courant, s’inscrivent dans la durée pour échafauder des réponses alternatives à la complexité du réel, à commencer par l’habitat. 

 

Les architectes résident sur le lieu des demandes, trouvent des permanences, et refusent que soient détournées au profit d’une (ex)croissance économique des ambitions sociales et environnementales. Iels prennent le risque de sortir de l’échange de la seule prestation intellectuelle, de s’extraire de la réalisation d’un produit conforme, afin de construire les conditions d’émergence d’architectures robustes, à même de résister à un monde désormais fluctuant.

 

Exposants

  • Lara Almarcegui
  • Leonor Chabason
  • Laurie Gangarossa
  • Atelier de Montrottier
  • Collectif MESA
  • PHENO Architectes
  • Niek Van De Steeg

Photo : Bergerie en matériaux de réemploi, à Charleville-Mézières (08) – ©phéno, architectes

TRIENNALE – L’architecture est un marché »

 

Lorsque Alberti fonde au XVe siècle l’autonomie de la discipline, il différencie le travail de l’architecte de celui de l’artisan en affirmant l’unité de l’oeuvre artistique garantie par le projet. Et il considère conjointement que sans théorie, l’architecture est un commerce. Énoncer dès lors que l’architecture relève du marché la relie à une logique économique et questionne de facto la place de la théorie dans cette histoire. Si le marché destine l’architecture, alors comment le fait-il et qui plus est, à l’heure de l’anthropocène ?

 

À quelles lois du marché obéit l’architecture ? La loi exige qu’elle traduise une expression de la culture et qu’elle place l’intérêt public au-delà de celui économique, sans pour autant préciser quel public elle doit défendre. L’architecture ne peut se détacher : Véronique Biau parle d’un « art sur commande », Christian De Montalibert évoque « l’impossible autonomie de l’architecte » et Jeremy Till annonce sans détour « architecture depends ». Mais de l’offre ou de la demande, de quel côté se situe l’architecture lorsque les normes et les labels enserrent la conception et contrôlent la réalisation ? L’appauvrissement dramatique de la qualité des programmes de logements sociaux issus des politiques publiques donne le sentiment d’un marché de dupes : faible engagement des bailleurs, surfaces amoindries, règles improductives, piètre qualité des espaces, des distributions et des prestations. L’architecture est-elle devenue une construction à bon marché et périssable qui s’éloigne du travail de l’atelier pour être et le fruit de structures d’architectes désormais hissées au rang d’agences dont la nomination rappelle les activités lucratives liées au voyage, à la communication ou encore à la publicité ?

 

Dans ce contexte, les écoles d’architecture semblent devoir jouer un rôle majeur pour transmettre des savoirs théoriques et un appareil critique, pour – comme l’évoquent Aleksey Sevastyanov et Frank Vernandel – « se constituer en tant qu’outil de “résistance” face aux idéologies et aux modes de production dominants ». Pour finalement que les futur·es praticien ·nes ne soient pas que des commerçant·es de la construction…

 

Cette programmation triennale naît à l’École nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand. À lui seul, ce titre institutionnel dit la complexité du rapport au marché. Parce qu’elle est clermontoise, l’école compose avec les logiques marchandes et créatives qui ont dessiné cette ville au passé industriel si prégnant. Parce qu’elle a trait à l’architecture, cette chose si dépendante, l’école confronte ses acteurs aux interactions nécessaires hors du champ. Parce qu’elle est le lieu où les savoirs sont produits et transmis, l’école se fait la gardienne de la liberté de pensée et d’expression. Parce qu’enfin, celles et ceux qui la composent questionnent ensemble les marges professionnelles et disciplinaires de l’architecture, l’école produit un regard critique sur les systèmes établis. C’est donc depuis ce lieu et avec ces préoccupations que cette programmation triennale se construit et explore un marché qui ne serait pas réduit à ses perspectives capitalistes dominantes. Elle s’articule autour de trois thématiques annuelles que sont le marché par-dessus le marché, le marché noir et une autre loi du marché.

 

 

Éditos de l’exposition et de la triennale rédigés par Julie André-Garguilo, architecte, enseignante à l’ENSACF & Bénédicte Chaljub, architecte-historienne, enseignante à l’ENSACF. 

 

En partenariat avec l’IAC Villeurbanne/Rhône Alpes et le FRAC des Pays de la Loire.

EXPO : Valorisation de la résidence de sensibilisation → du 12.06 au 17.07.26

Expositions

« A la poursuite de notre histoire »
& « La Sonomathèque 777 »

Vernissage/goûter : vendredi 12 juin à partir de 16h30

 

Pour la 9e édition de résidence de sensibilisation à « l’architecture, la ville et le paysage » auprès du jeune public, Basile Aille et France-Lan Lê Vu x la Magnétique présentent leurs projets de sensibilisation pour le jeune public au Collège Albert Camus et auprès des Centres de loisirs Mercœur et Jules Vallès.

 

Ces deux résidences pluridisciplinaires au sein de l’ENSACF sont conçues et pilotées par Pixel[13].

 

Projet construit avec la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Ville de Clermont-Ferrand, l’Éducation nationale et les établissements scolaires.

 

LES RÉSIDENTS

→ Basile Aillet

Paysagiste et réalisateur documentaire.

 

INTERVENTIONS : Temps scolaire auprès de la classe de 4ème 6 du collège Albert Camus, Clermont-Ferrand

Temps périscolaire auprès du Centre de Loisir Jules Vallès, Clermont-Ferrand.

 

« Formé à l’École de la Nature et du Paysage de Blois, il développe une pratique à la croisée du paysage, du récit et de l’éducation populaire. Ses films naissent de l’immersion dans les territoires, de la rencontre avec leurs habitant·e·s et de l’attention portée aux transformations des lieux et des modes de vie.

 
Dans le cadre du projet À la poursuite de notre Histoire, il a accompagné des adolescent·e·s du collège Albert Camus et des enfants du centre de loisirs Jules Vallès dans la réalisation d’un film consacré aux quartiers nord de Clermont-Ferrand. Les collégien·ne·s ont mené une enquête documentaire en recueillant les souvenirs d’habitant·e·s de différentes générations, tandis que les plus jeunes ont mis certains de ces récits en scène sous forme de sketches. Le film qui en résulte mêle documentaire et fiction, faisant dialoguer mémoire, transmission et regard des enfants sur leur territoire. »

→ La Magnétique x France-Lan Lê Vu

Achille Reig, musicien et

France-Lan Lê Vu, architecte & artiste

 

« La Sonomathèque 777

 

Les rues de Clermont-Ferrand nous invitent naturellement à un voyage à travers le temps, par le fascinant mélange des styles et des époques qui s’entrelacent, constituant une véritable matériauthèque à explorer. Le projet Sonomathèque 777 propose de partir à la découverte de ce patrimoine architectural, à travers la création d’une sonothèque et d’une matériauthèque des éléments architecturaux de la ville, du moyen-âge jusqu’à 2802.

 

Tels des voyageurs du temps, nous aurons pour mission de récolter, d’analyser, puis d’inventer des nouveaux sons et matériaux de la ville. Notre traversée cheminera du centre-ville historique jusqu’à la cité ouvrière Champratel, du Moyen-Âge à nos jours, pour ensuite imaginer le futur et dresser ainsi une sono-matériauthèque de la ville d’hier à demain. »

FORUM AGIR POUR SA SANTÉ → 28 mai 2026

Forum AGIR pour sa santé

Nos corps et nos têtes à l’école, prendre soin… de nous

Jeudi 28 mai 2026 de 11h à 18h

À l’école, nous n’arrivons jamais seul·e·s. Nous venons avec nos histoires, nos corps, nos fatigues, nos doutes, nos colères, nos élans. Pour certain·e·s, le quotidien étudiant est traversé par la précarité, des violences, des discriminations, des angoisses, un sentiment d’isolement ou d’épuisement. Ces réalités ne sont pas des faiblesses individuelles : elles font partie des conditions dans lesquelles nous étudions.

 

Cette journée est née de l’envie de créer un temps à part. Un temps pour ralentir, pour se retrouver, pour mettre des mots sur ce que l’on vit ou simplement pour écouter. Un temps pour parler de ce qui touche à la condition étudiante, dans toute sa diversité.

 

Tout au long de la journée, des associations, des chercheur·se·s et des intervenant·e·s proposeront des espaces de discussion, de réflexion et de pratique. Il y aura des échanges, des ateliers, des moments de création, un spectacle… Chacun·e est libre d’y participer à sa manière, selon ses besoins, son énergie, son envie du moment.

 

Parce que l’architecture parle d’espaces, il nous semblait essentiel de nous interroger aussi sur cet espace que nous habitons au quotidien : l’école. Comment y trouver ou y construire des lieux où l’on se sent légitime, écouté·e, respecté·e ? Comment faire de l’école un lieu qui soutient autant qu’il exige ?

 

Cette journée ne cherche pas à apporter des réponses toutes faites. Elle propose plutôt d’ouvrir des possibles, de partager des ressources, de rappeler que nous ne sommes pas seul·e·s, et que le soin, l’attention et la solidarité peuvent être des forces collectives.

PROGRAMME

 

11h30 – 12h15 : Table ronde des associations – Cafétaria 

 

12h30 – 13h30 : Initiation à la linogravure – Cafétaria 

 

15h30 – 16h30 : EIPAS – sensibilisation à la santé mentale – Salle expo 

 

17h-18h : Spectacle d’improvisation Es Spes – Cafétaria 

 

18h : Pot de clôture pour discuter autour d’un verre 

 

_____________ 

 

De 11H à 16H30, plusieurs associations seront présentent pour discuter avec vous, répondre à vos questions, vous informer sur plusieurs sujets. Il y aura notamment LieU’topie, EFS, Avenir Santé, Service Santé Universitaire, Association militant pour le don de moelle osseuse, La Base, 25·Gisèle Halimi (Mission Egalité des Droits, Ville de Clermont-Ferrand), Une nouvelle équipe pour la vie, le Germinarium, la Coop. 

Une exposition sera également visible en Salle Expo de l’ENSACF,  La Science Taille XX Elles. 

L’exposition La Science taille XX Elles – édition auvergnate est née de la volonté conjointe de l’Université Clermont Auvergne, du CNRS et de l’association Femmes & Sciences.  Suite à un appel à candidatures, vingt-deux femmes scientifiques ont été choisies et se sont engagées à donner de leur temps et leur image afin de susciter l’intérêt et la curiosité de tous et particulièrement des jeunes femmes pour les métiers scientifiques et la recherche de demain. 

MIDIS DE LA MÉDIATHÈQUE : SIMON TEYSSOU → 26 mai 2026

Midis de la médiathèque

La fabrique des possibles

par Simon Teyssou

 

Mercredi 26 mai 2026 à la médiathèque de l’ENSACF

 

Les midis de la médiathèques reprennent ! A cette occasion, Simon Teyssou, enseignant et directeur de l’ENSACF de 2019 à 2025 vient présenter son ouvrage La fabrique des possibles, coécrit avec Stéphane Bonzani et publié aux éditions 205.

 

Entrée libre, vous pouvez apporter votre déjeuner !

Croquis de recherche, atelier du Rouget, avril 2008

INVITÉ

Simon TEYSSOU, architecte

 

Architecte-urbaniste, Simon Teyssou est né à Paris en 1973, d’une mère américaine et d’un père français. Il passe son enfance dans le Cantal et aux États-Unis puis fait ses études d’architecture à Clermont-Ferrand et Aberdeen en Ecosse. Diplômé en 2000, il retourne dans le Cantal et s’installe au Rouget, bourg de mille habitants.

 

Fondé en 2001, l’Atelier du Rouget emploie aujourd’hui une vingtaine de personnes. La pratique de l’agence est fondée sur une pensée transcalaire et transdisciplinaire. L’agence se préoccupe des sols, des ressources, du devenir des petites centralités, des usages, des modes constructifs et de l’économie de moyens et conçoit des projets adaptés aux ruralités et aux situations périurbaines.

 

Il enseigne le projet d’architecture à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand de 2004 à 2018 avant d’en prendre la direction de 2019 à 2025. Il est membre associé de son laboratoire de recherche « Ressources » depuis 2015 et lauréat de nombreux prix d’architecture parmi lesquels figurent le Global Award for Sustainable Architecture 2023, prix international décerné sous le patronage de l’UNESCO et le Grand Prix d’urbanisme 2023.

 

 

L’OUVRAGE

La fabrique des possibles.

Co-écrit avec Stéphane Bonzani

 

Depuis vingt ans, l’Atelier du Rouget développe une démarche patiente au cœur des territoires en marge et de la ruralité. Ses projets sont de natures et d’échelles multiples, à l’image de ces milieux habités, eux-mêmes extrêmement contrastés. Simon Teyssou, son fondateur récemment distingué par le Grand prix de l’Urbanisme et le Global Award for Sustainable Architecture, et ses associés, ne tracent pas de ligne de partage nette entre les interventions urbaines, architecturales et paysa­gères, entre les enjeux constructifs et les enjeux territoriaux, sociaux, économiques. Fidèle à une pensée transcalaire, l’Atelier du Rouget cherche au contraire à dépasser ces clivages et ces divisions qui, sans doute plus encore dans les milieux ruraux, conduisent à faire disparaître les liens vitaux et les continuités essentielles à l’habiter.

Pendant ces deux décennies et malgré la diversité des situations rencontrées, s’est progressivement mise en place par tâtonnements, expérimentations, essais et reprises, une véritable méthode, fondée sur des relations de proximité et de confiance, d’échanges, de pédagogie, organisée autour d’ateliers, de résidences, d’accompagnements.

Le village du Rouget fait ici figure de milieu-matrice, ou encore de laboratoire de recherche in situ, au sein duquel sont explorés des possibles, cherchant à faire la démonstration qu’un bourg rural ne se réduit pas aux représentations trop rapides et simplistes dans lesquelles on le cantonne souvent.

Ce livre présente une sélection de projets à partir de croquis issus des carnets de Simon Teyssou, privilégiant ainsi les processus de conception où le dessin joue un rôle exploratoire et inventif.

CYCLE HABITAT #2 : XAVIER BRUNNQUELL → 28 mai 2026

Où va l’architecture du logement ? #1

Jeudi 28 mai 2026

 

Pour poursuivre le nouveau cycle de rencontres et débats sur la thématique de l’habitat, l’ENSACF et les enseignant.e.s Bénédicte Chaljub, & Gérald Lafond accueillent l’architecte Xavier Brunnquell le 28 mai 2026.

INVITÉ

Xavier BRUNNQUELL, architecte

 

Architecte, enseignant à l’ENSA de Versailles, Xavier Brunnquell est associé depuis 1986 à Axel André. Lauréate du Prix d’architectures 10+1 2025 pour la réhabilitation de la caserne Exelmans à Paris, l’agence parisienne Brunnquell & André œuvre aujourd’hui sur des rénovations d’habitat collectif populaire (HBM, logement social, copropriétés en difficulté).

Si sa pratique est aujourd’hui saluée par la critique architecturale, l’agence reste modeste et préfère apparenter sa démarche à celles des artisans. Elle mène ainsi des transformations attentives, faites d’observations et de dialogues avec le contexte existant, histoires, usagers, habitants, matérialités. Comme l’architecture est davantage ici une discipline de l’enquête, nous souhaitons en discuter les outils de diagnostic, les modalités de restitution et de projet.

 

 

PROGRAMME

9h-18h / Atelier de projet, avec les étudiants du semestre 4, L2

 

18h30-20h30 / Rencontre-débat (dans le grand amphithéâtre) : « L’architecture de la maintenance en site habité, pratiques »

 

 

LE CYCLE

Où va l’architecture du logement ?

Tout au long du XXe siècle, le logement a été au cœur des doctrines, des recherches et des expérimentations architecturales, mais qu’en est-il aujourd’hui ? Dans quelle mesure concevoir le logement reste-t-il un sujet d’architecture ? Quels sont les enjeux architecturaux du logement de demain ? En quoi les évolutions écologiques, économiques, normatives et sociétales en cours les font-ils évoluer ? 

Parce que nous constatons un désintérêt pour le sujet, dans le débat public comme dans nos écoles, nous proposons un cycle régulier de conférences et de débats autour de la question du logement, de l’habitat, et de l’habiter.   

 

En invitant à s’exprimer des personnalités (praticien·ne·s, chercheur·e·s, maitres d’ouvrage) qui développent un propos sur le logement, nous souhaitons éclairer ces questionnements, offrir des connaissances supplémentaires sur le sujet et les enjeux à l’œuvre : conditions de production, dispositifs architecturaux, contraintes, économie, usages, représentations, etc. 

EXPOSITION : Sobriété foncière → du 19.01.26 au 13.02.26

SOBRIÉTÉ FONCIÈRE

Du 19 janvier 2026 au 13 février 2026
Salle d’exposition de l’ENSACF

Pour réinventer collectivement de nouvelles manières d’habiter nos territoires, les Ministères en charge des Territoires, de la Transition Écologique et du Logement ont commandité une exposition pédagogique donnant à voir concrètement les impacts positifs de la réforme en faveur de la sobriété foncière et montrant que ses effets peuvent aussi contribuer au bien-vivre des habitants et des territoires, sans fragiliser leur capacité de développement.

En particulier, l’exposition vise à fédérer les élus, les habitants et les acteurs de la fabrique de la ville autour d’un narratif mobilisateur témoignant de formes urbaines et des typologies d’habitat qui permettent à la fois de bien vivre, de préserver la
biodiversité et d’imaginer d’autres manières d’habiter – conciliant frugalité et désirabilité. Elle facilite le pouvoir d’agir des élus et joue un rôle d’instance de dialogue élargie pour accompagner les débats et discussions dans les territoires, identifier les exemples inspirants partout en France afin de leur offrir une caisse de résonance nationale.

 

PROGRAMME AUTOUR DE L’EXPOSITION

 

VERNISSAGE

Mardi 27 janvier 2026 de 16h15 à 20h

 

Programme

 

  • Mot d’introduction des directeurs de l’ENSACF et de la DREAL
  • Spectacle avec la compagnie La Voyette « Bienvenue à Chicon La Vallée »
  • Table ronde en présence Patrick Henry, architecte urbaniste, commissaire de l’exposition, Stéphane Cordobes, directeur AUCM et Simon Teyssou, architecte, maître de conférences à l’ENSACF :

Quand la sobriété foncière s’expose, après s’être imposée

Longtemps perçus comme une contrainte — environnementale pour les uns, réglementaire pour les autres — les objectifs de sobriété foncière continuent de susciter débats et résistances, malgré leur inscription dans la loi. Leur acceptabilité reste un enjeu central, tant ils impliquent un changement profond de notre rapport à l’espace, aux projets et aux manières de faire territoire.

Cette table ronde propose de déplacer le regard en montrant comment, sur le terrain, des collectivités se sont approprié ces objectifs et les ont traduits concrètement dans leurs projets. L’exposition fait ainsi la démonstration, par l’exemple, qu’il est possible de composer avec la sobriété foncière sans renoncer à l’ambition locale, en inventant de nouveaux modes d’action et de coopération.

Patrick Henry, commissaire de l’exposition, reviendra sur sa genèse, ses partis pris et ce qu’elle donne effectivement à voir. Stéphane Cordobes, à partir des travaux de l’agence d’urbanisme, s’intéressera au rôle que peuvent jouer les dispositifs culturels — dont cette exposition est un exemple — dans l’appropriation sensible des politiques de sobriété et, plus largement, des transitions écologiques. Simon Teyssou, fort de son expérience dans les territoires ruraux du Massif central, éclairera les difficultés rencontrées dans les espaces les moins dotés en ingénierie et les ajustements, parfois fragiles, que les acteurs inventent pour s’inscrire dans cette trajectoire commune.

 

  • Visite de l’exposition / Cocktail

Lien d’inscription

 

VISITES GUIDÉES

Différents créneaux vous sont proposés pour effectuer une visite guidée. Ces dernières seront animées par Rémi Guidoum, fondateur de JumL, agence indépendante spécialisée dans l’analyse des politiques de transitions écologiques et sociales.

 

 

Jeudi 22 janvier de 15h à 17h – Lien d’inscription

Mercredi 28 janvier de 14h à 15h – Lien d’inscription

Mercredi 4 février de 14h à 15h – Lien d’inscription

 

CONFÉRENCES

22 janvier 2026 de 15h à 17h – Sobriété foncière : un cap européen, une nécessité territoriale

 

Face à l’artificialisation croissante des territoires et à la raréfaction des ressources, la sobriété foncière s’impose comme un levier essentiel pour concilier développement et préservation des écosystèmes. Cette démarche passe par une connaissance fine des sols, supports de la biodiversité, de l’agriculture et de la régulation climatique. La directive sol adoptée par le parlement européen en octobre 2025 renforce ce cadre en imposant aux États membres une gestion plus durable et plus transparente de cette ressource non renouvelable. Mieux comprendre nos sols c’est mieux les valoriser pour un aménagement sobre et résilient.

 

Intervenant·e·s : 

Anne Laure Badin, écologue, chercheuse au LEHNA, ENTPE

Guillaume Degiuli, directeur du ScoT du bassin annécien

Stéphanie Terrisse, chargée d’étude principale stratégies territoriales AUCM

Fabienne Marseille, directrice de projets Stratégie foncière – Cerema

 

Lien d’inscription

 

 

 

29 janvier 2026 de 14h à 16h – Nature en ville : densifier autrement, végétaliser durablement

 

Les villes, espace de concentration humaine et d’activités économiques, font face à un double défi, intégrer davantage de nature pour améliorer la qualité de vie des habitants, tout en préservant les ressources foncières de plus en plus rares et convoitées. La végétation urbaine atténue les îlots de chaleur, filtre les polluants, favorise la biodiversité et offre des espaces de détente essentiels à la santé physique et mentale. Face à l’étalement urbain il s’agit de repenser l’aménagement pour concilier densification et nature : désimperméabiliser les sols, végétaliser les espaces existants (cour d’école, parking, friches) et privilégier les projets multifonctionnels.

 

Intervenant·e·s : 

Laurent Longchambon, responsable du pôle accompagnement territorial, études et expertises – CPIE Clermont Dôme

Aléxia Greffet, urbaniste géographe – CAUE du Puy-de-Dôme

Matthieu Spitz, chargé de mission animation du réseau de la fédération nationale des SCoT

Viola Thomassen, paysagiste concepteur – DREAL AURA

 

Lien d’inscription

 

 

 

3 février 2026 de 13h30 à 15h30 – Vacance et stratégie foncière : inventer de nouveaux modèles d’aménagement

 

Pour réussir la transition vers la sobriété foncière il est nécessaire de repenser les modes d’aménagement pour concilier le développement urbain et la préservation des ressources. Plusieurs pistes d’action existent, le traitement de la vacance qu’elle soit immobilière, commerciale ou foncière représente à la fois un défi et une opportunité pour les territoires. Transformer ces espaces inutilisés en leviers de développement économique, social et écologique tout en inventant des modèles d’aménagement plus résilients. Mais également d’autres approches comme la densification douce, notamment dans le tissu pavillonnaire permettent d’optimiser l’espace et concourent à plus de sobriété.

 

Intervenant·e·s : 

Madeleine Fabre, cheffe de projet sobriété foncière – Bureau de la planification urbaine et rurale et du cadre de vie – Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages – Ministère de la Transition écologique

Julien Bonnet, responsable du service observation et stratégie foncière – EPF Auvergne

 

Lien d’inscription

 

 

 

5 février 2026 de 14h à 16h – Centralités : repenser, revitaliser, redynamiser

 

Les cœurs de ville et de village, autrefois lieux de vie, de commerce et de sociabilité, subissent aujourd’hui les effets de la périurbanisation, de la digitalisation et des mutations économiques. Désertification commerciale, vacance immobilière, perte d’attractivité : ces symptômes appellent une action volontariste pour redonner à ces espaces leur rôle de moteur social, économique et culturel.

 

Intervenant·e·s : 

Joël Arfeuille, chef de projet territoires et transitions – Cerema

Julien Bonnet, responsable du service observation et stratégie foncière – EPF Auvergne

Christel Griffoul, directrice d’études projets de transitions urbaines et territoriales – AUCM

 

Lien d’inscription 

 

 

 

6 février 2026 de 14h à 16h – Animation ludique : La Fresque de la ville

 

Lien d’inscription

 

Journées Nationales de l’Architecture 2025 à l’ENSACF

Dans le cadre des Journées Nationales de l’Architecture 2025 qui se dérouleront du 16 au 19 Octobre, l’ENSA Clermont-Ferrand sera présente sur divers temps forts tant à l’école que hors les murs

 

VENDREDI 17 OCTOBRE

 

_EXPO : Matéria

L’exposition Materia met en avant les projets lauréats du prix d’architecture éponyme, dédié à la construction en matériaux biosourcés et géosourcés. Depuis une dizaine d’années, on doit le retour en grâce de ces matériaux «naturels» dans le monde de la construction à la nécessité de répondre à l’urgence climatique. À l’opposé des matériaux dits «conventionnels», ils sont une porte d’entrée dans une réflexion plus profonde sur l’architecture pour en faire une discipline qui, au lieu d’être autonome, se reconnecte avec la société pour laquelle elle agit. 

 

Salle d’expo de l’ENSACF | 85 rue docteur Bousquet, Clermont-Ferrand | Jusqu’au 19 novembre 2025 | Entrée libre 

 

 

_VISITE : Musée éphémère

Conçu et réalisé par les étudiantes et les étudiants de 1re année, le musée éphémère est le produit de la semaine Expérimenter/Faire de l’ENSACF. 

Cette semaine, ponctuée d’exercices simples, est l’occasion de questionner les premiers gestes du construit et du bâti : installation dans un site, édifications éphémères utilisant les matériaux issus du «règne végétal», expérimentation des structures de base… C’est également l’opportunité de vivre au rythme du soleil et d’appréhender des notions de lenteur et partage, de déplacer les ambitions hors du champ de la prouesse gratuite et énergivore, de travailler les notions d’accueil et de commun.

 

Jardin de l’ENSACF | 85 rue docteur Bousquet, Clermont-Ferrand | Visites réservées aux scolaires 

 

 

SAMEDI 18 OCTOBRE

 

_EXPO : « Ce à quoi nous tenons » – l’héritage des cités Michelin 

Visite guidée par Amélie Flamand, enseignante à l’ENSACF 

Présentée par Amélie Flamand, sociologue et maîtresse de conférences à L’ENSACF, cette exposition permet d’aborder le double thème des transformations de ces cités et de leur devenir. Elle rend compte des regards multiples portés par une architecte historienne, une sociologue, un paysagiste, un botaniste, un zoologue, un artiste sonore et un architecte illustrateur. Il s’agit ainsi d’interroger leurs qualités et de définir « ce à quoi nous tenons » pour penser la ville de demain. 

 

Médiathèque Jack Ralite | rue du Solayer | Clermont-Ferrand Du 14 au 31 octobre 2025 | Aux heures d’ouverture | Tout public | Sur inscription au 04 43 76 27 62 

 

 

DIMANCHE 19 OCTOBRE

 

_EXPO : Territoires ruraux en projets

Inauguration de l’exposition des travaux d’étudiants en S6 au Musée du Gévaudan à Mende, en partenariat avec le CAUE 48.

Au printemps 2025, 75 étudiants en licence 3 à l’ENSACF sont accueillis par le CAUE 48 pour une résidence d’architecture en Lozère. Ils analysent les communes de Saint-Chély-d’Apcher, Saint-Alban-sur-Limagnole et Le Malzieu-Ville et proposent des projets urbains, architecturaux et paysagers au plus proche des besoins de chaque commune. L’exposition Territoires ruraux en projets présente une sélection de ces projets accompagnée de cartes d’analyse du territoire et de maquettes.  

 

Musée du Gévaudan | 3 rue de l’Épine | 48000 Mende Gratuit | Entrée libre 

MATERIA → Tables rondes et conférence

En lien avec l’exposition MATERIA et dans le cadre de leurs travaux autour des matériaux biosourcés, géosourcés et sur la limite de l’extractivisme, Quentin Chansavang, Guillaume Munné et Victoria Mure-Ravaud, enseignants à l’ENSACF, nous proposent un programme de tables rondes et de conférence.

 

 

—Mercredi 05 novembre de 18h à 20h – médiathèque
Table ronde #1
Prendre le contrepied en questionnant les limites de l’usage des matériaux biosourcés et géosourcés, et notamment la dimension extractiviste de ces filières.

● L’extractivisme, tabou ou acculturation nécessaire ?
● L’extractivisme : frein, garde-fou ou levier ?
● On ne peut plus rien faire alors ?

 

Animation : Victoria Mure-Ravaud
Avec
Marceau Gourovitch (ingénieur et doctorant à l’ENSACF)
Anne Klépal (architecte et maîtresse de conférences associée à l’ENSA Paris Est)
Elisabeth Polzella (architecte DPLG et maîtresse de conférences à l’ENSA Toulouse)

 

—Mercredi 12 novembre 2025 de 18h à 20h – médiathèque
Table ronde #2
Questionner l’intégration de ces réflexions dans les pratiques architecturales aujourd’hui.

● Comment figurent ces notions dans l’enseignement et la recherche ?
● Comment la profession parvient à se saisir de ces sujets ?
● Entre formation et profession : déconnexion naïve ou prospective radicale ?

 

Animation : Guillaume Munné
Avec
Marie-Hélène Gay-Charpin (maîtresse de conférences à l’ENSA Clermont-Ferrand)
Frédérique Jonnard (Atelier terramano)
Estelle Morlé (maîtresse de conférences à l’ENSA Lyon)
Romain Orth (Agence Antoine Dufour)

 

 

—Mercredi 19 novembre de 18h30 à 20h – Petit amphi
Conférence ​
BC architects & studies & materials
Brussels Cooperation
Nicolas Coeckelberghs, cofondateur

« Nous aspirons à un design biorégional, low-tech, circulaire, beau et inclusif. Nous travaillons avec nos esprits et nos mains, en entreprenant des activités telles que l’organisation collective, la production de matériaux, la réalisation de contrats, l’enseignement, le prototypage. Nous visons à avoir un impact positif sur les idées des gens et sur la planète. Nous agissons au nom des générations futures. »
https://bcmaterials.org/fr

 

Télécharger le flyer.

En savoir plus sur l’exposition MATERIA.

 

RENCONTRE/DÉBAT JEAN-MICHEL LÉGER → 20 octobre 2025

Où va l’architecture du logement ? #1

 
Lundi 20 octobre 2025

à partir de 13h

 

En ouverture du nouveau cycle de rencontres et débats sur la thématique de l’habitat proposé par les enseignants Bénédicte Chaljub, Amélie Flamand et Rémi Laporte, l’ENSACF a le plaisir d’accueillir le sociologue Jean-Michel Léger.

Crédit photo : Lacaton & Vassal architectes : logements pour la Cité Manifeste à Mulhouse, 2005. Photo Jean-Michel Léger. 

 

INVITÉ

Jean-Michel LÉGER, sociologue 

Sociologue, Jean-Michel Léger a été ingénieur de recherche CNRS à l’Ipraus, co-responsable de l’Observatoire d’architecture de l’habitat et enseignant à l’école nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville (sociologie de l’habitat). Il est l’auteur notamment de Derniers domiciles connus (1990) et Logements avec architecte (2006).

À l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, Ex Post. Une critique de l’architecture habitée nous souhaitons discuter de l’architecture du logement au travers de l’évaluation socio-architecturale de dix opérations exemplaires européennes du XXe et du début du XXIe. 

 

Des références présentes à la médiathèque…

 

PROGRAMME

13h-14h / Midi de la médiathèque, présentation de l’ouvrage Ex Post. Une critique de l’architecture habitée.

14h-16h / Rencontre-débat (dans le petit amphithéâtre) : “L’architecture du logement au risque des usages. Dix opérations remarquables décryptées.”

 

LE CYCLE

Où va l’architecture du logement ?

Tout au long du XXe siècle, le logement a été au cœur des doctrines, des recherches et des expérimentations architecturales, mais qu’en est-il aujourd’hui ? Dans quelle mesure concevoir le logement reste-t-il un sujet d’architecture ? Quels sont les enjeux architecturaux du logement de demain ? En quoi les évolutions écologiques, économiques, normatives et sociétales en cours les font-ils évoluer ? 

Parce que nous constatons un désintérêt pour le sujet, dans le débat public comme dans nos écoles, nous proposons un cycle régulier de conférences et de débats autour de la question du logement, de l’habitat, et de l’habiter.   

 

En invitant à s’exprimer des personnalités (praticien·ne·s, chercheur·e·s, maitres d’ouvrage) qui développent un propos sur le logement, nous souhaitons éclairer ces questionnements, offrir des connaissances supplémentaires sur le sujet et les enjeux à l’œuvre : conditions de production, dispositifs architecturaux, contraintes, économie, usages, représentations, etc. 

 

Exposition : MATERIA → du 16.09 au 19.11.25

MATERIA

Du 16 septembre au 19 novembre 2025
Entrée libre de 9h à 17h
Salle d’exposition de l’ENSACF
Vernissage le mardi 07 octobre 2025 à 18h
 
 
La terre, la pierre et les fibres ont conquis l’architecture contemporaine. Des milliers de projets, d’une grande qualité technique, écologique et esthétique, voient le jour sur les cinq continents. La démocratisation de l’utilisation de ces matériaux, peu gourmands en énergie et disponibles en quantité sur la planète, participe grandement à la réduction de l’exploitation des ressources non renouvelables et limite les besoins énergétiques des bâtiments.
 
Défi pour l’architecture contemporaine, l’usage des matières issues du sol et des champs est une des voies les plus optimistes pour construire demain en redonnant du sens aux métiers du bâtiment. Les filières de ressources locales s’organisent et se développent avec la création d’emplois qui renforcent l’activité économique des territoires. Les matériaux biosourcés et géosourcés sont incontournables pour penser l’architecture post-carbone et contribuent à la transition écologique et sociale.
 
L’exposition et l’ouvrage Materia, qui s’inscrivent dans la continuité des deux éditions Fibra architectures (2019) et TerraFibra (2021), sont dédiés aux architectures contemporaines en terre, pierre et fibres végétales. Ils mettent en valeur les propriétés esthétiques, avantages constructifs et bénéfices environnementaux de 40 écoconstructions sélectionnées dans le cadre du prix materia awardMateria reflète la volonté de mettre en lumière des projets de réhabilitation exemplaires, en soulignant la complémentarité des matières. Elle vise une reconnaissance de ces bâtiments par la profession comme par le grand public, soulignant le courage des maîtres d’ouvrage qui ont fait le choix de ces matériaux, la créativité des concepteurs et le savoir-faire des artisans et entrepreneurs.

Commissaires de l’exposition
Dominique Gauzin-Müller, Yann Le Bihan, Louise Lemoine, Zoé Tric

 

Co-producteurs
Pavillon de l’Arsenal
Les Grands Ateliers
amàco
L’Association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France