Conférence
& vernissage d’expo
Agence phéno architectes
dans le cadre de l’exposition Marché par-dessus le marché
Entrée libre
Petit Amphithéâtre de l’ENSACF
INVITÉS
Agence phéno architectes
phéno est une agence d’architecture fondée en 2023 par Olivier Mori, Marianne Gondoux et Grégoire Lafarge.
Les héritages construits, paysagers et culturels sont la matière à penser de l’agence. Prenant appui sur une lecture sensible des lieux, phéno s’attache à en révéler les qualités : à la recherche d’un devenir désirable pour nos milieux habités.
« phéno- » vient du grec ancien φαίνω, « phaínō ». Apparenté au latin fenestra – « fenêtre » -, il signifie : rendre visible, révéler.
LA CONFÉRENCE
Ce qui ne se voit pas.
Il n’y a pas d’architecture ordinaire. Les projets menés au sein de phéno, architectes regroupe une collection de lieux issus de différents moments de l’histoire de l’architecture. Ces héritages construits, paysagers et culturels sont la matière à penser de l’agence. Cette pratique repose sur trois axes :
- enquêter, c’est-à-dire agir en connaissance, comprendre les situations
- expérimenter, situant la recherche au cœur du travail de projet
- révéler, pour partager la discipline et faire circuler les idées
L’EXPOSITION
Marché par dessus le marché
La programmation triennale espère un marché par-dessus le marché où l’architecte questionne sa place en tant qu’autrice ou auteur unique d’une œuvre et les conditions habituelles de la commande pour multiplier les échanges à différents niveaux, en collaborant avec ses consoeurs et confrères, en coopérant avec les artisans, les maîtrises d’ouvrage, les usagères et usagers. Ces modes d’exercice devenus militants et à contre-courant, s’inscrivent dans la durée pour échafauder des réponses alternatives à la complexité du réel, à commencer par l’habitat.
Les architectes résident sur le lieu des demandes, trouvent des permanences, et refusent que soient détournées au profit d’une (ex)croissance économique des ambitions sociales et environnementales. Iels prennent le risque de sortir de l’échange de la seule prestation intellectuelle, de s’extraire de la réalisation d’un produit conforme, afin de construire les conditions d’émergence d’architectures robustes, à même de résister à un monde désormais fluctuant.
Photo : Bergerie en matériaux de réemploi de phéno, architectes, à Charleville-Mézières (08) – © Daniele Rocco
TRIENNALE
L’architecture est un marché
Lorsque Alberti fonde au XVe siècle l’autonomie de la discipline, il différencie le travail de l’architecte de celui de l’artisan en affirmant l’unité de l’œuvre artistique garantie par le projet. Et il considère conjointement que sans théorie, l’architecture est un commerce. Énoncer dès lors que l’architecture relève du marché la relie à une logique économique et questionne de facto la place de la théorie dans cette histoire. Si le marché destine l’architecture, alors comment le fait-il et qui plus est, à l’heure de l’anthropocène ?



