...
Category

Conférence

Journées Nationales de l’Architecture 2026 à l’ENSACF

Dans le cadre des Journées Nationales de l’Architecture 2026 qui se dérouleront du 15 au 18 Octobre, l’ENSA Clermont-Ferrand sera présente sur divers temps forts tant à l’école que hors les murs.

 

EXPOSITIONS

 

Marché par-dessus le marché

 

La programmation triennale espère un marché par-dessus le marché où l’architecte questionne sa place en tant qu’autrice ou auteur unique d’une œuvre et les conditions habituelles de la commande pour multiplier les échanges à différents niveaux, en collaborant avec ses consoeurs et confrères, en coopérant avec les artisans, les maîtrises d’ouvrage, les usagères et usagers. Ces modes d’exercice devenus militants et à contre-courant, s’inscrivent dans la durée pour échafauder des réponses alternatives à la complexité du réel, à commencer par l’habitat.

 

Les architectes résident sur le lieu des demandes, trouvent des permanences, et refusent que soient détournées au profit d’une (ex)croissance économique des ambitions sociales et environnementales. Ils et elles prennent le risque de sortir de l’échange de la seule prestation intellectuelle, de s’extraire de la réalisation d’un produit conforme, afin de construire les conditions d’émergence d’architectures robustes, à même de résister à un monde désormais fluctuant.

 

Salle d’expo de l’ENSACF | 85 rue docteur Bousquet, Clermont-Ferrand | Jusqu’au 11 décembre 2026 | Entrée libre 

 

 

 

Travaux des étudiants du master METAPHAUR sur le Taillerie de Royat

 

Dans le cadre de la programmation de la ville de Royat pour les Journées Nationales de l’Architecture 2026, les projets et maquettes de fin d’étude des étudiants du master METAPHAUR de l’ENSACF seront exposés. Ces travaux avaient pour objet d’étude la Taillerie de Royat et seront exposés dans le hall de l’Avan.C.

 

Hall de l’Avan.C | Chemin du Breuil, 63130 Royat | 15, 16 & 17 octobre 2026 | Entrée libre 

 

 

VISITES SCOLAIRES

 

Dans le cadre des Journées Nationales de l’Architecture, l’ENSACF ouvre ses portes à deux classes de primaire ainsi qu’à une classe de 1ère pour des visites de découverte du patrimoine et d’initiation à la lecture du paysage et de la ville.

 

ENSACF | 85 rue docteur Bousquet, Clermont-Ferrand | Visites réservées aux scolaires

 

 

CONFÉRENCE

 

Louis PUTOT, architecte et enseignant à l’ENSACF

 

Dans le cadre de la programmation de la ville de Royat pour les Journées Nationales de l’Architecture 2026, Louis PUTOT, architecte et enseignant à l’ENSACF tiendra une conférence sur le thème suivant : « la réhabilitation, ses enjeux en termes d’économie, d’écologie, de qualité d’espace et de confort thermique ».

 

La conférence sera suivie d’une présentation des actions et projets engagés par le ville de Royat.

 

Hall de l’Avan.C | Chemin du Breuil, 63130 Royat | 15 octobre 2026 à 18h30 | Entrée libre 

VERNISSAGE & CONFÉRENCE D’EXPOSANT phéno architectes →  29.09.26

Conférence
& vernissage d’expo

Agence phéno architectes

dans le cadre de l’exposition Marché par-dessus le marché

Mardi 29 septembre 2026 à partir de 12h30
Entrée libre
Petit Amphithéâtre de l’ENSACF
L’ENSA Clermont-Ferrand inaugure Marché par-dessus le marché, la première exposition de la triennale L’architecture est un marché. A l’occasion de ce vernissage, l’agence phéno, architectes, qui participe à l’exposition, tiendra une conférence sur le thème de Ce qui ne se voit pas.

INVITÉS

Agence phéno architectes

 

phéno est une agence d’architecture fondée en 2023 par Olivier Mori, Marianne Gondoux et Grégoire Lafarge.

 

Les héritages construits, paysagers et culturels sont la matière à penser de l’agence. Prenant appui sur une lecture sensible des lieux, phéno s’attache à en révéler les qualités : à la recherche d’un devenir désirable pour nos milieux habités.

« phéno- » vient du grec ancien φαίνω, « phaínō ».  Apparenté au latin fenestra – « fenêtre » -, il signifie : rendre visible, révéler.

Image : Coupe de recherche de projet pour la transformation d’une maison à Montrouge © phéno, architectes

LA CONFÉRENCE

Ce qui ne se voit pas.

 

Il n’y a pas d’architecture ordinaire. Les projets menés au sein de phéno, architectes regroupe une collection de lieux issus de différents moments de l’histoire de l’architecture. Ces héritages construits, paysagers et culturels sont la matière à penser de l’agence. Cette pratique repose sur trois axes :

 

  • enquêter, c’est-à-dire agir en connaissance, comprendre les situations
  • expérimenter, situant la recherche au cœur du travail de projet
  • révéler, pour partager la discipline et faire circuler les idées

L’EXPOSITION

Marché par-dessus le marché

 

La programmation triennale espère un marché par-dessus le marché où l’architecte questionne sa place en tant qu’autrice ou auteur unique d’une œuvre et les conditions habituelles de la commande pour multiplier les échanges à différents niveaux, en collaborant avec ses consoeurs et confrères, en coopérant avec les artisans, les maîtrises d’ouvrage, les usagères et usagers. Ces modes d’exercice devenus militants et à contre-courant, s’inscrivent dans la durée pour échafauder des réponses alternatives à la complexité du réel, à commencer par l’habitat. 

 

Les architectes résident sur le lieu des demandes, trouvent des permanences, et refusent que soient détournées au profit d’une (ex)croissance économique des ambitions sociales et environnementales. Iels prennent le risque de sortir de l’échange de la seule prestation intellectuelle, de s’extraire de la réalisation d’un produit conforme, afin de construire les conditions d’émergence d’architectures robustes, à même de résister à un monde désormais fluctuant.

Télécharger le livret d’exposition

Photo : Bergerie en matériaux de réemploi de phéno, architectes, à Charleville-Mézières (08) – © Daniele Rocco

TRIENNALE

L’architecture est un marché

 

Lorsque Alberti fonde au XVe siècle l’autonomie de la discipline, il différencie le travail de l’architecte de celui de l’artisan en affirmant l’unité de l’œuvre artistique garantie par le projet. Et il considère conjointement que sans théorie, l’architecture est un commerce. Énoncer dès lors que l’architecture relève du marché la relie à une logique économique et questionne de facto la place de la théorie dans cette histoire. Si le marché destine l’architecture, alors comment le fait-il et qui plus est, à l’heure de l’anthropocène ?  

 

Découvrir l’édito complet de la triennale.

LEÇON INAUGURALE : Ambra FABI → mardi 6 octobre à 18h30

Leçon inaugurale

Mardi 6 octobre 2026 à 18h30
Entrée libre
Opéra-Théâtre de Clermont-Ferrand
En partenariat avec la Ville de Clermont-Ferrand
L’ENSACF accueille Ambra Fabi de l’agence Piovenefabi pour sa leçon inaugurale 2026-2027.

THÉMATIQUE

« Architecture Élémentaire »

 

Aujourd’hui, nous devons reconsidérer radicalement la manière dont l’architecture peut exister face aux conditions contemporaines. Il ne s’agit pas seulement d’une responsabilité, mais surtout d’un immense potentiel qui s’ouvre devant nous. Nous vivons un temps qui nous demande de retrouver une grammaire élémentaire, des principes permanents, des actes fondamentaux qui structurent la pensée architecturale.

 

La conférence explore la possibilité d’une architecture réduite à son essentiel et propose de regarder comment l’architecture organise les relations entre les corps, les collectivités et le milieu. Ces principes élémentaires transcendent l’échelle et le contexte, le temps et l’espace, opérant de l’objet au bâtiment, du mobilier au paysage, tout en restant reconnaissables comme de simples gestes spatiaux.

 

Dans un monde complexe, les actes fondamentaux encadrent les formes contemporaines de l’habiter. Au cœur de la crise écologique, où chaque action laisse une empreinte significative, ils permettent à l’architecture de cueillir ce qui existe et de le réorganiser à travers le projet. Dans un climat politique hostile, où la culture est souvent considérée comme un luxe superflu, ces actes peuvent condenser la vitalité nécessaire pour que l’architecture devienne un réceptacle du partage.

 

À travers des projets développés au sein de l’agence Piovenefabi, ainsi que des réflexions pédagogiques issues d’expériences d’enseignement passées et actuelles, la conférence cherche ce qui demeure constant dans l’architecture et reste nécessaire aujourd’hui.

Photo : Angelina Nikolayeva

INVITÉE

Ambra FABI, architecte

 

Ambra Fabi est architecte, enseignante et cofondatrice, avec Giovanni Piovene, de l’agence d’architecture Piovenefabi, basée à Milan et à Bruxelles. L’agence explore l’architecture comme un médium évocateur, capable de donner forme aux expériences individuelles et collectives à différentes échelles — du mobilier et des objets aux bâtiments et aux interventions urbaines.

 

Le travail de l’agence se caractérise notamment par une série de pavillons expérimentaux conçus comme des actes architecturaux minimaux, capables d’activer l’espace public et l’engagement collectif. Piovenefabi construit actuellement un hôtel à Bruxelles et a récemment achevé une tour résidentielle intégrant des équipements culturels à Paris.

 

Le travail de l’agence a été exposé à l’international, notamment à la Triennale d’architecture de Lisbonne, à la Biennale d’architecture de Chicago, à la Biennale d’architecture de Rotterdam, à la Biennale de Venise, aux festivals Horst et Concéntrico, ainsi que dans les galeries Maniera et Campo. Il a également été publié dans des revues d’architecture telles que Casabella, Abitare, Domus, A+, Accattone, San Rocco et About.

 

Ambra Fabi a enseigné dans différents contextes académiques européens, notamment à l’Accademia di Architettura de Mendrisio, à l’ULB Bruxelles, à l’UCLouvain Bruxelles, à la KU Leuven, à l’IED Cagliari et à l’EPFL Lausanne.

 

Elle est maîtresse de conférences à l’École d’Architecture de la Ville et des Territoires de Paris-Est, où elle a dirigé des studios en licence et en master et où elle coordonne actuellement la première année.

 

Télécharger la bibliographie d’Ambra Fabi

Photo : Giovanni Piovene et Ambra Fabi par Luisa Ferreira

FORUM AGIR POUR SA SANTÉ → 28 mai 2026

Forum AGIR pour sa santé

Nos corps et nos têtes à l’école, prendre soin… de nous

Jeudi 28 mai 2026 de 11h à 18h

À l’école, nous n’arrivons jamais seul·e·s. Nous venons avec nos histoires, nos corps, nos fatigues, nos doutes, nos colères, nos élans. Pour certain·e·s, le quotidien étudiant est traversé par la précarité, des violences, des discriminations, des angoisses, un sentiment d’isolement ou d’épuisement. Ces réalités ne sont pas des faiblesses individuelles : elles font partie des conditions dans lesquelles nous étudions.

 

Cette journée est née de l’envie de créer un temps à part. Un temps pour ralentir, pour se retrouver, pour mettre des mots sur ce que l’on vit ou simplement pour écouter. Un temps pour parler de ce qui touche à la condition étudiante, dans toute sa diversité.

 

Tout au long de la journée, des associations, des chercheur·se·s et des intervenant·e·s proposeront des espaces de discussion, de réflexion et de pratique. Il y aura des échanges, des ateliers, des moments de création, un spectacle… Chacun·e est libre d’y participer à sa manière, selon ses besoins, son énergie, son envie du moment.

 

Parce que l’architecture parle d’espaces, il nous semblait essentiel de nous interroger aussi sur cet espace que nous habitons au quotidien : l’école. Comment y trouver ou y construire des lieux où l’on se sent légitime, écouté·e, respecté·e ? Comment faire de l’école un lieu qui soutient autant qu’il exige ?

 

Cette journée ne cherche pas à apporter des réponses toutes faites. Elle propose plutôt d’ouvrir des possibles, de partager des ressources, de rappeler que nous ne sommes pas seul·e·s, et que le soin, l’attention et la solidarité peuvent être des forces collectives.

PROGRAMME

 

11h30 – 12h15 : Table ronde des associations – Cafétaria 

 

12h30 – 13h30 : Initiation à la linogravure – Cafétaria 

 

15h30 – 16h30 : EIPAS – sensibilisation à la santé mentale – Salle expo 

 

17h-18h : Spectacle d’improvisation Es Spes – Cafétaria 

 

18h : Pot de clôture pour discuter autour d’un verre 

 

_____________ 

 

De 11H à 16H30, plusieurs associations seront présentent pour discuter avec vous, répondre à vos questions, vous informer sur plusieurs sujets. Il y aura notamment LieU’topie, EFS, Avenir Santé, Service Santé Universitaire, Association militant pour le don de moelle osseuse, La Base, 25·Gisèle Halimi (Mission Egalité des Droits, Ville de Clermont-Ferrand), Une nouvelle équipe pour la vie, le Germinarium, la Coop. 

Une exposition sera également visible en Salle Expo de l’ENSACF,  La Science Taille XX Elles. 

L’exposition La Science taille XX Elles – édition auvergnate est née de la volonté conjointe de l’Université Clermont Auvergne, du CNRS et de l’association Femmes & Sciences.  Suite à un appel à candidatures, vingt-deux femmes scientifiques ont été choisies et se sont engagées à donner de leur temps et leur image afin de susciter l’intérêt et la curiosité de tous et particulièrement des jeunes femmes pour les métiers scientifiques et la recherche de demain. 

MIDIS DE LA MÉDIATHÈQUE : SIMON TEYSSOU → 26 mai 2026

Midis de la médiathèque

La fabrique des possibles

par Simon Teyssou

 

Mercredi 26 mai 2026 à la médiathèque de l’ENSACF

 

Les midis de la médiathèques reprennent ! A cette occasion, Simon Teyssou, enseignant et directeur de l’ENSACF de 2019 à 2025 vient présenter son ouvrage La fabrique des possibles, coécrit avec Stéphane Bonzani et publié aux éditions 205.

 

Entrée libre, vous pouvez apporter votre déjeuner !

Croquis de recherche, atelier du Rouget, avril 2008

INVITÉ

Simon TEYSSOU, architecte

 

Architecte-urbaniste, Simon Teyssou est né à Paris en 1973, d’une mère américaine et d’un père français. Il passe son enfance dans le Cantal et aux États-Unis puis fait ses études d’architecture à Clermont-Ferrand et Aberdeen en Ecosse. Diplômé en 2000, il retourne dans le Cantal et s’installe au Rouget, bourg de mille habitants.

 

Fondé en 2001, l’Atelier du Rouget emploie aujourd’hui une vingtaine de personnes. La pratique de l’agence est fondée sur une pensée transcalaire et transdisciplinaire. L’agence se préoccupe des sols, des ressources, du devenir des petites centralités, des usages, des modes constructifs et de l’économie de moyens et conçoit des projets adaptés aux ruralités et aux situations périurbaines.

 

Il enseigne le projet d’architecture à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand de 2004 à 2018 avant d’en prendre la direction de 2019 à 2025. Il est membre associé de son laboratoire de recherche « Ressources » depuis 2015 et lauréat de nombreux prix d’architecture parmi lesquels figurent le Global Award for Sustainable Architecture 2023, prix international décerné sous le patronage de l’UNESCO et le Grand Prix d’urbanisme 2023.

 

 

L’OUVRAGE

La fabrique des possibles.

Co-écrit avec Stéphane Bonzani

 

Depuis vingt ans, l’Atelier du Rouget développe une démarche patiente au cœur des territoires en marge et de la ruralité. Ses projets sont de natures et d’échelles multiples, à l’image de ces milieux habités, eux-mêmes extrêmement contrastés. Simon Teyssou, son fondateur récemment distingué par le Grand prix de l’Urbanisme et le Global Award for Sustainable Architecture, et ses associés, ne tracent pas de ligne de partage nette entre les interventions urbaines, architecturales et paysa­gères, entre les enjeux constructifs et les enjeux territoriaux, sociaux, économiques. Fidèle à une pensée transcalaire, l’Atelier du Rouget cherche au contraire à dépasser ces clivages et ces divisions qui, sans doute plus encore dans les milieux ruraux, conduisent à faire disparaître les liens vitaux et les continuités essentielles à l’habiter.

Pendant ces deux décennies et malgré la diversité des situations rencontrées, s’est progressivement mise en place par tâtonnements, expérimentations, essais et reprises, une véritable méthode, fondée sur des relations de proximité et de confiance, d’échanges, de pédagogie, organisée autour d’ateliers, de résidences, d’accompagnements.

Le village du Rouget fait ici figure de milieu-matrice, ou encore de laboratoire de recherche in situ, au sein duquel sont explorés des possibles, cherchant à faire la démonstration qu’un bourg rural ne se réduit pas aux représentations trop rapides et simplistes dans lesquelles on le cantonne souvent.

Ce livre présente une sélection de projets à partir de croquis issus des carnets de Simon Teyssou, privilégiant ainsi les processus de conception où le dessin joue un rôle exploratoire et inventif.

CYCLE HABITAT #2 : XAVIER BRUNNQUELL → 28 mai 2026

Où va l’architecture du logement ? #1

Jeudi 28 mai 2026

 

Pour poursuivre le nouveau cycle de rencontres et débats sur la thématique de l’habitat, l’ENSACF et les enseignant.e.s Bénédicte Chaljub, & Gérald Lafond accueillent l’architecte Xavier Brunnquell le 28 mai 2026.

INVITÉ

Xavier BRUNNQUELL, architecte

 

Architecte, enseignant à l’ENSA de Versailles, Xavier Brunnquell est associé depuis 1986 à Axel André. Lauréate du Prix d’architectures 10+1 2025 pour la réhabilitation de la caserne Exelmans à Paris, l’agence parisienne Brunnquell & André œuvre aujourd’hui sur des rénovations d’habitat collectif populaire (HBM, logement social, copropriétés en difficulté).

Si sa pratique est aujourd’hui saluée par la critique architecturale, l’agence reste modeste et préfère apparenter sa démarche à celles des artisans. Elle mène ainsi des transformations attentives, faites d’observations et de dialogues avec le contexte existant, histoires, usagers, habitants, matérialités. Comme l’architecture est davantage ici une discipline de l’enquête, nous souhaitons en discuter les outils de diagnostic, les modalités de restitution et de projet.

 

 

PROGRAMME

9h-18h / Atelier de projet, avec les étudiants du semestre 4, L2

 

18h30-20h30 / Rencontre-débat (dans le grand amphithéâtre) : « L’architecture de la maintenance en site habité, pratiques »

 

 

LE CYCLE

Où va l’architecture du logement ?

Tout au long du XXe siècle, le logement a été au cœur des doctrines, des recherches et des expérimentations architecturales, mais qu’en est-il aujourd’hui ? Dans quelle mesure concevoir le logement reste-t-il un sujet d’architecture ? Quels sont les enjeux architecturaux du logement de demain ? En quoi les évolutions écologiques, économiques, normatives et sociétales en cours les font-ils évoluer ? 

Parce que nous constatons un désintérêt pour le sujet, dans le débat public comme dans nos écoles, nous proposons un cycle régulier de conférences et de débats autour de la question du logement, de l’habitat, et de l’habiter.   

 

En invitant à s’exprimer des personnalités (praticien·ne·s, chercheur·e·s, maitres d’ouvrage) qui développent un propos sur le logement, nous souhaitons éclairer ces questionnements, offrir des connaissances supplémentaires sur le sujet et les enjeux à l’œuvre : conditions de production, dispositifs architecturaux, contraintes, économie, usages, représentations, etc. 

FÊTE DU JARDIN →  du 04.05.2026 au 06.05.26

FÊTE DU JARDIN

ÉCOLOGIES À L’ŒUVRE

Éco-féminisme, cohabitation et subsistances aux jardins du tiers paysage

 

du lundi 04 mai au mercredi 06 mai 2026
Entrée libre

 

Cette année encore, l’ENSACF se tourne vers son parc pour la fête du jardin.
Au programme : trois jours de discussions, de tables rondes, d’arpentage et d’ateliers à l’ombre des tilleuls du parc de l’école. 

L’objectif est de se rassembler autour des sujets d’écologie radicale et appliquée, autour d’une question en particulier qui concerne les enseignements à l’école, à savoir : comment concevoir avec le vivant ? 

 

Concevoir avec le vivant fait appel à 3 propositions pour cette semaine : penser, observer et expérimenter. Ces 3 propositions auxquelles ces rencontres sont dédiées trouvent une place privilégiée, ici, dans le jardin de l’école. Une approche particulière donne le ton à ces rencontres et à la fête du jardin, c’est celle de l’éco-féminisme contemporain qui, par son activisme, réactive les fondamentaux et les perspectives d’avenir (une écologie à la fois humaniste, radicale et à la fois une écologie appliquée comme expression de nos modes de vie et de nos habitats renouvelés). 

CONFÉRENCE : Jeremy TILL →  22.04.26

Conférence inaugurale

Triennale « L’architecture est un marché »

Mercredi 22 avril 2026 à 18h30
Entrée libre
Grand Amphithéâtre de l’ENSACF
En ouverture de la triennale « L’architecture est un marché », l’ENSA Clermont-Ferrand a l’honneur d’accueillir l’architecte, écrivain et enseignant britannique Jeremy Till pour une conférence inaugurale au cours de laquelle il présentera son travail et notamment son ouvrage « Ça dépend. Essai sur les contingences de l’architecture », récemment traduit et publié en français. 

INVITÉ

Jeremy TILL, architecte

 

Professeur émérite d’architecture au Central Saint Martins (University of the Arts London) qu’il a dirigé de 2012 à 2022, et membre du collectif de recherche MOULD avec lequel il explore les liens entre dérèglement climatique et pratique spatiale, Till est par ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages.

 

Le plus connu : « Ça dépend. Essai sur les contingences de l’architecture » a récemment été traduit en français et publié aux éditions de la Villette. Point de départ de sa conférence, ce livre apportera des clés de lecture vis-à-vis de son travail au sein du collectif MOULD concernant l’architecture dans un contexte de dérèglement climatique.

TRIENNALE

L’architecture est un marché

 

Lorsque Alberti fonde au XVe siècle l’autonomie de la discipline, il différencie le travail de l’architecte de celui de l’artisan en affirmant l’unité de l’œuvre artistique garantie par le projet. Et il considère conjointement que sans théorie, l’architecture est un commerce. Énoncer dès lors que l’architecture relève du marché la relie à une logique économique et questionne de facto la place de la théorie dans cette histoire. Si le marché destine l’architecture, alors comment le fait-il et qui plus est, à l’heure de l’anthropocène ?  

 

Découvrir l’édito complet de la triennale.

EXPOSITION : Sobriété foncière → du 19.01.26 au 13.02.26

SOBRIÉTÉ FONCIÈRE

Du 19 janvier 2026 au 13 février 2026
Salle d’exposition de l’ENSACF

Pour réinventer collectivement de nouvelles manières d’habiter nos territoires, les Ministères en charge des Territoires, de la Transition Écologique et du Logement ont commandité une exposition pédagogique donnant à voir concrètement les impacts positifs de la réforme en faveur de la sobriété foncière et montrant que ses effets peuvent aussi contribuer au bien-vivre des habitants et des territoires, sans fragiliser leur capacité de développement.

En particulier, l’exposition vise à fédérer les élus, les habitants et les acteurs de la fabrique de la ville autour d’un narratif mobilisateur témoignant de formes urbaines et des typologies d’habitat qui permettent à la fois de bien vivre, de préserver la
biodiversité et d’imaginer d’autres manières d’habiter – conciliant frugalité et désirabilité. Elle facilite le pouvoir d’agir des élus et joue un rôle d’instance de dialogue élargie pour accompagner les débats et discussions dans les territoires, identifier les exemples inspirants partout en France afin de leur offrir une caisse de résonance nationale.

 

PROGRAMME AUTOUR DE L’EXPOSITION

 

VERNISSAGE

Mardi 27 janvier 2026 de 16h15 à 20h

 

Programme

 

  • Mot d’introduction des directeurs de l’ENSACF et de la DREAL
  • Spectacle avec la compagnie La Voyette « Bienvenue à Chicon La Vallée »
  • Table ronde en présence Patrick Henry, architecte urbaniste, commissaire de l’exposition, Stéphane Cordobes, directeur AUCM et Simon Teyssou, architecte, maître de conférences à l’ENSACF :

Quand la sobriété foncière s’expose, après s’être imposée

Longtemps perçus comme une contrainte — environnementale pour les uns, réglementaire pour les autres — les objectifs de sobriété foncière continuent de susciter débats et résistances, malgré leur inscription dans la loi. Leur acceptabilité reste un enjeu central, tant ils impliquent un changement profond de notre rapport à l’espace, aux projets et aux manières de faire territoire.

Cette table ronde propose de déplacer le regard en montrant comment, sur le terrain, des collectivités se sont approprié ces objectifs et les ont traduits concrètement dans leurs projets. L’exposition fait ainsi la démonstration, par l’exemple, qu’il est possible de composer avec la sobriété foncière sans renoncer à l’ambition locale, en inventant de nouveaux modes d’action et de coopération.

Patrick Henry, commissaire de l’exposition, reviendra sur sa genèse, ses partis pris et ce qu’elle donne effectivement à voir. Stéphane Cordobes, à partir des travaux de l’agence d’urbanisme, s’intéressera au rôle que peuvent jouer les dispositifs culturels — dont cette exposition est un exemple — dans l’appropriation sensible des politiques de sobriété et, plus largement, des transitions écologiques. Simon Teyssou, fort de son expérience dans les territoires ruraux du Massif central, éclairera les difficultés rencontrées dans les espaces les moins dotés en ingénierie et les ajustements, parfois fragiles, que les acteurs inventent pour s’inscrire dans cette trajectoire commune.

 

  • Visite de l’exposition / Cocktail

Lien d’inscription

 

VISITES GUIDÉES

Différents créneaux vous sont proposés pour effectuer une visite guidée. Ces dernières seront animées par Rémi Guidoum, fondateur de JumL, agence indépendante spécialisée dans l’analyse des politiques de transitions écologiques et sociales.

 

 

Jeudi 22 janvier de 15h à 17h – Lien d’inscription

Mercredi 28 janvier de 14h à 15h – Lien d’inscription

Mercredi 4 février de 14h à 15h – Lien d’inscription

 

CONFÉRENCES

22 janvier 2026 de 15h à 17h – Sobriété foncière : un cap européen, une nécessité territoriale

 

Face à l’artificialisation croissante des territoires et à la raréfaction des ressources, la sobriété foncière s’impose comme un levier essentiel pour concilier développement et préservation des écosystèmes. Cette démarche passe par une connaissance fine des sols, supports de la biodiversité, de l’agriculture et de la régulation climatique. La directive sol adoptée par le parlement européen en octobre 2025 renforce ce cadre en imposant aux États membres une gestion plus durable et plus transparente de cette ressource non renouvelable. Mieux comprendre nos sols c’est mieux les valoriser pour un aménagement sobre et résilient.

 

Intervenant·e·s : 

Anne Laure Badin, écologue, chercheuse au LEHNA, ENTPE

Guillaume Degiuli, directeur du ScoT du bassin annécien

Stéphanie Terrisse, chargée d’étude principale stratégies territoriales AUCM

Fabienne Marseille, directrice de projets Stratégie foncière – Cerema

 

Lien d’inscription

 

 

 

29 janvier 2026 de 14h à 16h – Nature en ville : densifier autrement, végétaliser durablement

 

Les villes, espace de concentration humaine et d’activités économiques, font face à un double défi, intégrer davantage de nature pour améliorer la qualité de vie des habitants, tout en préservant les ressources foncières de plus en plus rares et convoitées. La végétation urbaine atténue les îlots de chaleur, filtre les polluants, favorise la biodiversité et offre des espaces de détente essentiels à la santé physique et mentale. Face à l’étalement urbain il s’agit de repenser l’aménagement pour concilier densification et nature : désimperméabiliser les sols, végétaliser les espaces existants (cour d’école, parking, friches) et privilégier les projets multifonctionnels.

 

Intervenant·e·s : 

Laurent Longchambon, responsable du pôle accompagnement territorial, études et expertises – CPIE Clermont Dôme

Aléxia Greffet, urbaniste géographe – CAUE du Puy-de-Dôme

Matthieu Spitz, chargé de mission animation du réseau de la fédération nationale des SCoT

Viola Thomassen, paysagiste concepteur – DREAL AURA

 

Lien d’inscription

 

 

 

3 février 2026 de 13h30 à 15h30 – Vacance et stratégie foncière : inventer de nouveaux modèles d’aménagement

 

Pour réussir la transition vers la sobriété foncière il est nécessaire de repenser les modes d’aménagement pour concilier le développement urbain et la préservation des ressources. Plusieurs pistes d’action existent, le traitement de la vacance qu’elle soit immobilière, commerciale ou foncière représente à la fois un défi et une opportunité pour les territoires. Transformer ces espaces inutilisés en leviers de développement économique, social et écologique tout en inventant des modèles d’aménagement plus résilients. Mais également d’autres approches comme la densification douce, notamment dans le tissu pavillonnaire permettent d’optimiser l’espace et concourent à plus de sobriété.

 

Intervenant·e·s : 

Madeleine Fabre, cheffe de projet sobriété foncière – Bureau de la planification urbaine et rurale et du cadre de vie – Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages – Ministère de la Transition écologique

Julien Bonnet, responsable du service observation et stratégie foncière – EPF Auvergne

 

Lien d’inscription

 

 

 

5 février 2026 de 14h à 16h – Centralités : repenser, revitaliser, redynamiser

 

Les cœurs de ville et de village, autrefois lieux de vie, de commerce et de sociabilité, subissent aujourd’hui les effets de la périurbanisation, de la digitalisation et des mutations économiques. Désertification commerciale, vacance immobilière, perte d’attractivité : ces symptômes appellent une action volontariste pour redonner à ces espaces leur rôle de moteur social, économique et culturel.

 

Intervenant·e·s : 

Joël Arfeuille, chef de projet territoires et transitions – Cerema

Julien Bonnet, responsable du service observation et stratégie foncière – EPF Auvergne

Christel Griffoul, directrice d’études projets de transitions urbaines et territoriales – AUCM

 

Lien d’inscription 

 

 

 

6 février 2026 de 14h à 16h – Animation ludique : La Fresque de la ville

 

Lien d’inscription

 

CYCLE DE CONFÉRENCES → Tremblements du monde

Tremblements du monde

Architecture : conflits, résistances et reconstructions

Un cycle de conférences proposé par le groupe AGIR de l’ENSA Clermont-Ferrand.
 
 
Dans un monde traversé par des tensions croissantes, où les récits s’entrechoquent autant que les réalités, il devient essentiel de construire des outils de compréhension lucides et situés. Tremblements du monde est un cycle de conférences qui propose aux étudiant·es des ENSA une approche critique des bouleversements géopolitiques contemporains. À travers les voix d’architectes, historien·nes, curateur·ices et étudiant·es engagé·es dans des contextes de violence politique, militaire ou institutionnelle, ce programme interroge les manières d’habiter, de penser et d’agir dans un monde en crise.
 
Organisé dans le cadre de l’initiative Agir pour l’égalité, le cycle se tiendra à Clermont-Ferrand et s’adresse à l’ensemble de la communauté des écoles nationales supérieures d’architecture françaises via une diffusion, en direct, sur la chaîne YouTube de l’ENSACF.
 
 
 

 


 

PROGRAMME

20 janvier 2026 à 18h30 : Aida Tavakola

Doctorante en architecture à l’Université de Versailles, elle reviendra sur son engagement militant et sur la création du collectif We Are Iranian Students. Devenue une opposante au régime iranien, elle ne peut plus accéder à son pays, ce qui affecte évidemment sa recherche. Son intervention portera sur ces impacts personnels et scientifiques, tout en documentant la manière dont le milieu étudiant iranien a traversé les événements politiques de ces dernières années.

 

La conférence est en français et sera diffusée en direct sur Youtube.

 

17 février 2026 à 18h30 : Karina El Helou

Directrice du musée Sursock à Beyrouth, a piloté la réouverture de l’institution après l’explosion du port en 2020, dans un contexte de crise économique et politique profonde. Elle reviendra sur ce processus de réhabilitation et sur le rôle du patrimoine et de l’architecture comme vecteurs de résilience collective, dans un Liban à nouveau fragilisé par les récentes tensions régionales et les interventions militaires israéliennes.

 

La conférence est en français et sera diffusée en direct sur Youtube.

 

10 mars 2026 à 18h30 : Samia Henni

Historienne de l’architecture et curatrice, explore les relations entre espace, pouvoir et violence dans les contextes coloniaux et postcoloniaux. Elle proposera une intervention centrée sur plusieurs cas de répression académique et de résistance communautaire, à partir d’expériences récentes d’enseignement aux États-Unis, où elle enseigne à l’université Cornell.

 

La conférence est en français et sera diffusée en direct sur Youtube.

 

14 avril 2026 à 18h30 : Stéphanie Dadour

Historienne de l’architecture, enseigne à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais. Elle étudie les liens entre architecture, féminismes, migrations et présence des minorités, et a récemment publié dans AOC un texte sur l’« urbicide » à Gaza. Son intervention reviendra sur ce travail.

 

La conférence est en français et sera diffusée en direct sur Youtube.

 

19 mai 2026 à 18h30 : Bogdana Kosmina, Kateryna Rusetska et Michał Murawski

Curateur·ices du pavillon ukrainien à la Biennale Architettura 2025 de Venise (exposition « DAKH: Vernacular Hardcore ») : ils reviendront sur les formes que prend l’architecture sous le feu de la guerre — à travers la survivance de l’habitat vernaculaire ukrainien, sa transformation en mode « urgence », et les efforts collectifs de reconstruction en temps réel. Leur propos questionne le rôle de l’architecture comme geste de résistance et de soin communautaire.

 

La conférence est en anglais et sera diffusée en direct sur Youtube.

 

18 juin 2026 à 18h30 : Jumanah Bawazir (Forensic Architecture)

Jumanah Bawazir est chercheuse et designer multidisciplinaire, formée en architecture à l’Architectural Association de Londres. Elle est actuellement chercheuse avancée au sein de Forensic Architecture (FA), où elle se consacre à des enquêtes civiles qui confrontent les récits d’État. Ses contributions ont étayé des affaires portées devant des instances internationales des droits humains, tout en s’étendant à des expositions à vocation communautaire et à des formes d’engagement public. Son travail indépendant habite l’espace entre témoignage et architecture, poésie et cartographies du pouvoir, en mettant au premier plan la résistance interscalaire qui émerge des déplacements forcés et de l’enfermement. Elle œuvre entre animation, cinéma, texte lyrique, performance et peinture, chacun comme un mode de narration.

 

La conférence est en anglais et sera diffusée en direct sur Youtube.